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Bilan de législature 2021–2026 

À 17 sur 110, les VERT·E·S et Allié·e·s ont fait aboutir des avancées sociales et écologiques 

Quatre membres du Centre Gauche et treize VERT·E·S, et 110 sièges au Grand Conseil. Pendant cinq ans, le groupe VERT·E·S et Allié·e·s n’a jamais eu les voix pour décider seul. Il a pourtant contribué à faire aboutir des avancées sociales et écologiques concrètes. Son bilan 2021–2026 montre comment le travail parlementaire, souvent peu visible, a permis de faire avancer des mesures pour les familles, le climat, la culture, l’égalité et les services publics.

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Anticiper les risques climatiques

Certains risques nécessitent d’agir avant que leurs conséquences ne deviennent difficiles à maîtriser. Dès l’été 2022, le groupe alertait le Conseil d’État sur le manque d’eau, ses conséquences pour l’agriculture et les écosystèmes ainsi que sur la sécurité de l’approvisionnement en eau potable. Les épisodes de sécheresse vécus cet été donnent aujourd’hui un relief particulier à ces interventions.

Le groupe a également participé à renforcer la première Loi climat fribourgeoise. Son adoption a fixé un cadre et des objectifs. Leur mise en œuvre dépend désormais des moyens que le canton est prêt à y consacrer. Pour le groupe VERT·E·S et Allié·e·s, les investissements doivent permettre de répondre aux conséquences déjà visibles du dérèglement climatique et de mieux protéger la population, l’agriculture, l’eau et le vivant.

Mieux protéger les familles et l’accès aux soins

Les prestations complémentaires pour les familles comptent parmi les avancées sociales importantes de la législature. Leur principe figurait dans la Constitution fribourgeoise depuis 2004, mais vingt ans plus tard, il n’était toujours pas concrétisé. Le groupe VERT·E·S et Allié·e·s a demandé d’accélérer leur introduction et défendu un dispositif destiné aux familles dont les revenus ne suffisent pas à couvrir leurs besoins essentiels.

Depuis janvier 2026, ces familles peuvent recevoir un soutien financier et un accompagnement social afin d’éviter de devoir recourir à l’aide sociale. Près de 1’500 familles fribourgeoises pourraient être concernées. Cette même préoccupation se retrouve dans les dossiers de la santé et du vieillissement, avec la défense d’un hôpital public solide, davantage de places de formation dans les soins, d’un meilleur soutien aux familles d’accueil ou encore de pensions en EMS adaptées à l’évolution du coût de la vie.

Construire des majorités à 17 sur 110 

Avec 17 sièges, chaque avancée nécessitait de trouver des soutiens au-delà du groupe. Le travail en commission, les amendements et les échanges avec les autres forces politiques ont donc occupé une place centrale durant toute la législature.

Cette culture du dialogue existait déjà au sein du groupe. Treize VERT·E·S et quatre membres du Centre Gauche y ont travaillé dans une excellente entente, avec beaucoup de confiance et une bonne dose de bonne humeur. Les différences de sensibilité ont nourri les discussions et permis d’aboutir à des positions communes.

Ce qui compte, ce n’est pas d’avoir raison tout·e seul·e, c’est de trouver des solutions qui font avancer Fribourg.  François Ingold, chef du groupe VERT·E·S et Allié·e·s, 2026

Cette manière de travailler se retrouve dans des dossiers très différents. Une proposition du groupe pour mieux soutenir la culture dans les régions a rassemblé 73 voix. La demande d’interdire les symboles nazis et haineux dans l’espace public a obtenu une majorité de 54 voix contre 41, alors que le Conseil d’État recommandait son rejet. Dans les deux cas, des député·es d’autres groupes ont rejoint la proposition et permis à une position initialement minoritaire de devenir une décision du Grand Conseil.

Faire évoluer les projets

Le travail parlementaire consiste aussi à demander qu’un projet soit revu lorsqu’il ne répond pas suffisamment aux besoins. Sur l’éducation numérique, le groupe VERT·E·S et Allié·e·s a défendu un financement plus équitable entre le canton et les communes, une meilleure préparation du personnel enseignant et une utilisation des outils numériques fondée sur leur intérêt pédagogique. Face aux lacunes du projet présenté, le groupe a soutenu son renvoi au Conseil d’État afin qu’il soit retravaillé. Le Grand Conseil a finalement suivi cette voie par 102 voix, sans opposition, ouvrant la porte à un projet solide, plus proche des préoccupations pédagogiques et sociétales attendues par la population.

Lors de la révision de la politique culturelle, le groupe a au contraire cherché à renforcer le projet. Il a défendu davantage de moyens, de meilleures conditions de travail dans le secteur culturel et un soutien qui bénéficie aussi aux régions. Il a notamment porté la création d’un fonds en faveur des régions culturelles, acceptée par 73 voix, et soutenu l’augmentation progressive de la contribution cantonale de 6,70 à 30 francs par habitant. L’objectif est de renforcer l’accès à la culture dans tout le canton et d’améliorer les conditions de travail et de création des professionnel·les du secteur.

Des avancées et des chantiers ouverts

Tout n’a pas abouti en cinq ans. L’accès aux soins reste sous pression, le coût de la vie pèse sur les ménages, la biodiversité continue de reculer et les conséquences du dérèglement climatique sont de plus en plus visibles. Sur le climat notamment, disposer d’une loi ne suffira pas si les moyens nécessaires à sa mise en œuvre ne suivent pas.

Le bilan permet ainsi de mesurer ce qui a changé concrètement pendant la législature, ce qui a pu être obtenu au Parlement et là où les réponses restent insuffisantes. Il témoigne aussi du travail des député·es qui ont siégé au sein du groupe VERT·E·S et Allié·e·s durant ces cinq années, avec la volonté de faire progresser ensemble les enjeux sociaux et écologiques dans le canton.

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